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Comment un investissement sur une seule station d’épuration peut bénéficier à deux autres unités de traitement ? C’est l’équation résolue conjointement par Eau 17 et sa régie d’exploitation RESE. L’enjeu est d’abaisser les impacts financiers et environnementaux d’un bout à l’autre de la chaîne de production qui va de la collecte des eaux usées à la transformation des boues d’épuration en compost.

En 2018, l’assainissement collectif des eaux usées rejetées par les habitants et les vacanciers résidant sur les communes de Grand-Village-Plage et du Château-d’Oléron a généré 1 000 m3 de boues. Jusqu’à il y a encore deux ans, ce sont des filtres à bandes qui déshydrataient ces boues en fin de traitement. L’intérêt de cette étape est de réduire le volume de matière à stocker et à transporter. En juillet et en août, la matière organique est en effet valorisée localement sur une aire de stockage pour un usage agricole en septembre. Les autres mois de l’année, elle entre dans la fabrication de sacs de compost destinés à la commercialisation. Or pour améliorer encore la déshydratation des boues, les deux filtres à bandes des Allassins ont été remplacés il y a deux ans par une centrifugeuse. Le taux de siccité (matière sèche) est ainsi passé de 15 % à 21 % ce qui réduit d’autant le volume de boues à transporter.

Mais que sont devenus les filtres à bandes ?

C’est là que la gestion collective des équipements au sein de la RESE prend tout son sens. Les deux filtres à bandes sont ainsi passés par les ateliers à Saintes pour être reconditionnés avant d’être installés cette année (2019) sur les stations d’épuration de Matha et de Saint-Savinien.
Sur l’agence RESE Vals de Saintonge, la station de Matha était la plus importante du groupement de 8 stations d’épuration qui ne disposaient pas de système de déshydratation des boues sur site. C’est une unité mobile qui venait toutes les 3 semaines pour presser les boues et les transférer dans une benne de stockage in situ. Quand la benne était pleine, les boues partaient en compostage à Fontenet. Mais l’unité mobile était arrivée à saturation avec la mise en service d’une nouvelle station d’épuration à Bussac-sur-Charente et avec la réhabilitation de celle de Saint-Hilaire-de-Villefranche en 2015. C’est pourquoi un des deux filtres à bandes d’Oléron a été installé à Matha. Cela permet d’autonomiser le fonctionnement de la STEP et de mieux maîtriser sa consommation d’énergie grâce à une meilleure gestion du taux de boues dans les bassins.

A Saint-Savinien, la situation était différente. Il existait déjà un dispositif sur place : une presse à vis. En revanche, son rendement était insuffisant et la technologie nécessitait l’intervention du fabricant tous les 5 ans pour une réfection des anneaux. Ils s’usaient rapidement à cause d’une forte abrasion des disques par les sables contenus dans les boues. Quant au rendement, il était amoindri en raison de l’acidité des effluents sur ce secteur de septembre à mai. Il existe en effet une activité de distillerie sur la commune qui rejette des eaux de lavages de mauvaise qualité. La presse à vis a donc été remplacée par le second filtre à bandes d’Oléron. Premier avantage, la maintenance peut être réalisée directement par les équipes de la RESE à moindre coût. Second avantage, le taux de siccité est passé de 9 à 15 % et le rendement de l’unité de déshydratation est passé de 18 à 80 kg/heure. Moyennant cette évolution, les boues déhydratées partent dorénavant directement le site de compostage de Fontenet au lieu d’être regroupées sur la station d’épuration de Tonnay-Charente avant de repartir pour être transformées en compost.


Bilan de cette opération financée par Eau 17 et RESE. L’exploitation de ces trois stations d’épuration est optimisée et, en sortie, les déchets sont directement dirigés vers les plateformes de valorisation des opérateurs privés qui fabriquent et commercialisent le compost. S’ouvre alors un nouveau cycle de production dans ce grand cercle vertueux de l’économie circulaire.

Article publié le 2 décembre 2019

Filtre bandes

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